Article : Mais à quoi servent les syndicats ?


Article / dimanche, avril 22nd, 2018

Le 20 avril 2018, j’écoute les informations de 20 heures sur le JT d’Antenne 2. Le présentateur nous explique que le PDG d’Air France veut demander aux salariés de son entreprise s’ils souhaitent un arrêt ou une poursuite de la grève d’une « certaine catégorie de personnel » (comme on dit pudiquement). Il convient de préciser que ledit PDG, Monsieur Jean-Marc JANAILLAC a courageusement mis son poste dans la balance : « si les salariés votent pour la poursuite de la grève, je démissionne » a-t-il dit. Je ne doute pas qu’il ait prévu une porte de sortie avec un parachute qui l’emmènera vers de nouveaux horizons déjà bien ciblés. Et à 65 ans, l’heure de la retraite n’est plus bien loin. Sa carrière n’est pas en jeu et les risques sont plutôt limités !
Donc, Monsieur JANAILLAC propose un vote de l’ensemble du personnel à propos de la grève qui sévit dans son entreprise. Les syndicats unanimes s‘insurgent contre une telle pratique.
Alors, je l’avoue, je ne comprends plus rien.
Si les syndicats se gaussent d’être les représentants des salariés d’une entreprise, pourquoi refusent-ils un tel vote ? S’ils sont tellement certains de bien représenter le personnel, il ne fait aucun doute que le scrutin devrait être en accord avec leurs revendications, avec leurs exigences. Alors pour quelles raisons sont-ils contre cette consultation ? Auraient-ils peur d’être désavoués ?
Une telle attitude prouve bien que les syndicats, quoiqu’ils disent, ne sont pas les représentants des salariés. Il est bon de rappeler qu’en France, seulement 7% des salariés sont syndiqués. Mais tous ces dirigeants syndicaux font l’unanimité pour défendre nos grands principes démocratiques avec leurs idées toutes faites et leurs clichés éculés !
De fait, les centrales syndicales sont des usines à planques avec des emplois protégés, des privilèges (rappelez-vous l’affaire UIMM) et autres passe-droits.
Chaque jour, avec leurs combines et leurs chantages malsains, ils perdent un peu plus leur crédibilité à l’égard des salariés.
Souvenez-vous de Thierry Le Paon, éjecté de la CGT après l’affaire des travaux (160.000 euros quand même). Il a continué à être payé jusqu’au jour où le gouvernement lui a trouvé une magnifique planque rémunérée comme président de l’agence nationale contre l’illettrisme. Un poste qui a été créé de toute pièce pour lui !
Souvenez-vous aussi de Stéphane Lardy, responsable FO. Comme son confrère de la CGT, il a été parachuté –comme beaucoup de ses compères – à l’IGAS (inspection générale des affaires sociales) après sa prétendue révolte contre la loi El Khomry.
C’est beau la vie de syndicaliste qui défend âprement le statut des travailleurs. Mais c’est toi qui paye, petit contribuable.

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